Filed under: Non classé | Tags: céleri rave, navets boule d'or, oignons, pommes de terre, purée

Parce qu’une vraie bonne purée c’est de vraies pommes de terre ramassées dans le jardin, cuites dans un grand faitout usé, épluchées par de vieilles mains ridées et écrasées dans un grand presse-purée à manivelle dans la cuisine de ma grand-mère. Juste de bonnes pommes de terre, un peu de lait et un gros morceau de beurre salé.

Et parce que les trucs en poudre me donnent envie de pleurer. Comme ces gamins élevés à la soupe déshydratée qui croient que les légumes poussent dans les rayons de supermarchés, ou que pour faire un gâteau il suffit d’ouvrir un sachet et d’ajouter un œuf. Ils n’auraient pas dû changer de slogan parce que je trouve ça vraiment gonflé.

Parce qu’il y en a qui disent qu’ils ont bien mieux à faire et que c’est trop long de cuisiner, je sais pas comment c’est chez vous mais moi j’ai pas besoin de pédaler pour que les plaques chauffent et les patates peuvent très bien cuire toutes seules pendant que je fais autre chose.
Un jour on vous vendra du bonheur en poudre vous serez les premiers à ouvrir grand la bouche pour avaler n’importe quoi.


A tous les adeptes des pâtes à pizza toutes prêtes, des soupes en sachets, des crèmes glacées en poudre et des fruits en barre parce que c’est vraiment trop pénible de manger une vraie pomme : vous vous flagellerez cent fois en chantant tous en cœur la recette suivante :
Purée de pommes de terre, céleri rave et navets boule d’or :
Epluchez un demi céleri rave, 3 pommes de terre à chair farineuse, et 3 navets boule d’or. Coupez les en gros morceaux et faites les cuire dans une grande casserole d’eau légèrement salée.
Emincez trois gros oignons jaunes et faites les cuire à la poêle à feu doux avec un morceau de beurre salé jusqu’à ce qu’ils caramélisent.
Egouttez les légumes, ajoutez 25g de beurre salé, 2 grosses c.s. de crème fraiche épaisse entière. Donnez quelques coups de mixeur et servez avec les petits oignons par dessus.

Dégustez à la cuillère dans le canapé, en regardant Les carnets de route de François Busnel, en essayant d’empêcher le chat orange de mettre son nez dans le bol…
Filed under: Non classé | Tags: abricots, confiture, flocons d'avoine, fromage de chèvre, romarin, son d'avoine, tarte

S’il y a une chose que je m’applique à répéter avec une ferveur monomaniaque (à part manger du fromage à tous les repas) c’est remplir des pots de confiture. Et les vider aussi d’ailleurs, plus vite que vous ne le pourrez jamais (j’ai de l’entrainement) et très souvent avec du fromage.
Et si on compte 2 pots par semaine, à raison de 52 semaines par an, auxquels on retire ceux que je donne, en tenant compte de ceux que j’achète, et des crises d’angoisse quand le placard à confiture devient dangereusement vide (ce qui implique qu’il doit être toujours relativement plein, même à la semaine 51, en considérant que la semaine 1 se situe quelque part au mois de juillet quand je commence mes premières fournées de confiotes) et des cas exceptionnels comme celui-ci où un pot entier part dans dans une recette, il faut donc que je fasse une soixantaine de pots chaque été (sans compter ceux que je fais l’hiver).

Et j’ai une fâcheuse tendance à avoir envie de manger la même pendant des semaines, alors il faut du stock. Mais il m’arrive parfois le dimanche d’être un peu audacieuse… Après le bol de fromage de chèvre à la confiture d’oranges du petit déjeuner, plutôt que refaire le même pour le goûter j’en fais parfois une tarte. Ruse minable je vous l’accorde mais qui permet tout de même de tenter un « mais-non-tu-vois-je-mange-pas-toujours-la-même-chose-des-fois-je-change » suivi d’un « si-t’es-pas-content-de-ce-que-je-cuisine-t’as-qu’à-bouffer-du-cassoulet-en-boite… » en cas de désaccord tenace.
Après pour sauver les meubles et paraître un peu moins timbrée on peut quand même changer de parfum de confiote…

Je pensais donc que je vous avais depuis longtemps parlé de la confiture d’abricots au romarin, vu que j’en fais une vingtaine de pots par an, mais il s’avère que non. Certes c’est pas aujourd’hui que vous pourrez la refaire, il faudra patienter un peu, sauf si vous vivez de l’autre côté du globe ou que vous avez envie de payer vos fruits 25 euros le kilo. Mais si vous en avez une du même genre dans vos placards vous pourrez quand même essayer la tarte, c’est déjà ça.

Pour la confiture il vous faut 2kg d’abricots, 1,2kg de sucre enrichi en pectine, le jus d’un citron et quelques branches de romarin.
La veille lavez les abricots et coupez les en gros morceaux, versez le sucre par dessus, couvrez avec un torchon et laissez macérer toute la nuit. Le lendemain ajoutez le jus de citron et portez le tout à ébullition dans une grande gamelle. Laissez cuire à petit bouillons une demi heure en remuant régulièrement et écumez si nécessaire. A mi-cuisson ajoutez les petites feuilles de romarin. Remplissez vos pots (que vous aurez stérilisés dans une grande marmite d’eau bouillante), fermez-les et retournez-les, laissez-les la tête en bas jusqu’à ce qu’ils soient bien froids.
Préparez ensuite la tarte en mélangeant avec les doigts 120g de farine de blé complet, 40g de flocons d’avoine, 60g de son d’avoine, 25g de beurre, 6 c.s. d’huile d’olive, 3 c.s. de jus de citron et une grosse pincée de sel de Guérande.
Etalez la pâte dans un cercle en ne remontant pas trop haut sur les bords, juste la moitié de la hauteur du cercle, c’est une tarte assez fine. Recouvrez le fond avec la confiture d’abricots au romarin pour former une couche d’1cm d’épaisseur et ajoutez des morceaux d’un bon fromage de chèvre au lait cru de chez votre fromager. Cuire une vingtaine de minutes à 220°C et servez tiède.

Et si vous vous fichez de passer pour une timbrée monomaniaque, c’est délicieux aussi avec de la confiture d’oranges !
Filed under: Non classé | Tags: cancoillotte, carottes, Chaource, chou-fleur, choux de bruxelles, endives, girolles, graines de lin, Mont d'Or, mouillettes, noix de pécan, potimarron, soupe, topinambours

Parce qu’on devait aller au cinéma et que la séance a été annulée « suite à un problème technique » (qui avait de grands airs de classe de collégiens arrivée à l’improviste et convoyée par une prof bien décidée à réquisitionner la salle entière, mais on a fait comme si on n’avait rien vu…). Et vu que malgré les bottes fourrées, le collant et les grosses chaussettes j’avais l’impression que j’allais perdre incessamment quelques orteils, la promenade au soleil d’hiver semblait légèrement compromise. La seule chose qu’il nous restait donc à faire, en plus de balancer quelques jurons dans le vent parce que ça fait du bien, était de rentrer nous réchauffer les pieds dans nos pantoufles et les mains autour d’un bol de soupe. Comme les vieux. Et parce que c’est quand même bien plus agréable que s’éterniser dans un café archiplein où les gens se battent comme des enragés pour les places près des radiateurs. Et où de toutes façons on ne sert pas de soupe.
Le mieux c’est d’en préparer une grosse marmite pour en avoir pour plusieurs jours et juste avoir à la réchauffer. Et comme j’ai souvent eu froid ces derniers temps j’en ai pas mal à vous proposer. N’y cherchez pas des bouillons de poule détox, vous risquerez d’être déçus. Je préfère de loin les potages bien épais, éventuellement dégoulinants de fromage, et qu’on mangerait presque comme une purée. Et aussi les soupes valdôtaines comme celles qu’on avait mangé là, avec du chou, de l’orge, de la Fontina et du pain gratiné…

Crème de chou fleur au Mont d’Or et girolles poêlées, mouillettes aux graines de lin :
Détaillez un chou fleur en fleurettes, les cuire dans une grande casserole d’eau jusqu’à ce qu’elles soient fondantes. Egouttez, et ajoutez 20cl d’un bon bouillon de légumes léger, 4 c.s. de crème fraiche épaisse entière et 400g de Mont d’Or, avec la croûte (mais sans la boîte hein). Mixez jusqu’à obtenir une crème onctueuse et réchauffez à feu doux en remuant constamment.
Coupez une grosse poignée de girolles en petits morceaux, poêlez-les avec un petit morceau de beurre salé et un peu de persil. Servez la soupe dans de gros bols et ajoutez les girolles sur le dessus.
Pour les mouillettes : Délayez 25g de levure de boulanger fraîche dans un bol d’eau tiède avec 1 c.c. rase de sucre en poudre et laissez reposez 10 à 15 minutes. Dans un grand saladier mélangez 350g de farine T55, le bol de levure, 1 c.c. de sel de Guérande, 10cl d’huile d’olive. Pétrissez la pâte énergiquement et laissez ensuite lever dans un endroit chaud pendant 2h. Dégazez ensuite votre pâte, ajoutez y une poignée de graines de lin et pétrissez à nouveau quelques minutes. Etalez la pâte sur une plaque comme pour une pizza et faites-la cuire 10 à 15 minutes à 240°C. Découpez ensuite en larges mouillettes, servez-les chaudes avec la soupe.


Crème de choux de Bruxelles à la cancoillotte :
Cuire 800g de choux de Bruxelles dans une grande casserole d’eau, égouttez. Ajoutez 20cl d’un bouillon de légumes léger, 10cl de lait entier, 4 c.s. de crème fleurette, 400g de cancoillotte nature (Camoillotte Lehmann), et quatre échalotes moyennes émincées que vous aurez caramélisées à la poêle avec un morceau de beurre. Mixez le tout, réchauffez à feu doux, et servez dans un bol avec une belle cuillère de cancoillotte par dessus.


Crème de potimarron aux noix de pécan :
Coupez un demi potimarron en larges tranches sans l’éplucher, badigeonnez-les d’huile de noix et faites les rôtir au four une demi heure à 200°C. Mixez avec 20cl de lait entier, 4 c.s. de crème fraiche épaisse entière, 1 grosse c.s. de miel de fleurs sauvages, 60g de noix de pécan, une grosse pincée de sel de Guérande et 2 jaunes d’œufs. Réchauffez à feu doux en mélangeant régulièrement, servir avec quelques noix de pécan concassées.

Crème d’endives et topinambours au Chaource :
Epluchez 500g de topinambours, coupez les en deux dans le sens de la longueur et enfournez-les 20 à 25 minutes à 200°C dans un grand plat à gratin avec un filet d’huile de noix. Pendant ce temps, émincez 1kg d’endives et faites les cuire à la poêle avec un morceau de beurre salé jusqu’à ce qu’elles caramélisent légèrement. Ajoutez 2 grosses c.s. de crème fraiche entière épaisse en fin de cuisson. Versez ensuite dans une grande casserole, ajoutez-y les topinambours cuits, 20cl de lait entier, 300g de Chaource (sans l’écroûter), et mixez jusqu’à obtenir une crème lisse.
Servez avec des tartines de Chaource sur du pain écureuil (ficelles aux noix et noisettes).

J’ai aussi refait la soupe de carottes au romarin d’il y a deux ans, vous trouverez la recette par là.

















