Filed under: SALÉ | Tags: citron, fromage blanc, huile de noix, mascarpone, pâtisson, poivre du sichuan, potimarron, provolone, sirop d'agave

Parce que souvent j’essaye un peu n’importe quoi et des fois (si si j’vous jure !) ça claque, comme dirait ma petite sœur (elle a un vocabulaire des plus étranges vous en conviendrez mais elle ne m’en voudra pas puisque la cuisine c’est pas franchement son truc donc il y a peu de risque qu’elle vienne me lire). En fait c’est quand j’entends les “jeunes” parler que je me sens vieille, un peu comme ma grand-mère et internet, les voisins du dessous et la politesse, la reine d’Angleterre et le bon goût en matière de vêtements… deux mondes bien distincts. Bref, des fois, dehors, dans le bus, devant la télé, je tends l’oreille. Et je comprends rien. Et je me dis que j’ai bien de la chance de ne pas être de ceux qui doivent porter la lourde tâche d’enseigner la langue française dans les écoles en face des gosses d’aujourd’hui. Pour résumer : je suis une vieille* bique râleuse et j’assume mais ma recette elle claque quand même.
Pour claquer vous aussi il vous faut : ½ pâtisson, ½ potimarron, un bon couteau, 1 petit citron non traité (jus et zeste), 3 c.s. d’huile de noix, un petit morceau de provolone piccante, sel, poivre du Sichuan.
Pour la petite sauce crémeuse qui claque elle aussi : 100g de mascarpone, 100g de fromage blanc 0% (c’est pas pour faire ma pétasse, c’est juste pour éviter de bouffer que du gras, le mascarpone l’est déjà bien assez), 1 petit citron non traité (jus et zeste), ½ c.c. d’écorce de citron en poudre, 2 c.c. de sirop d’agave, une pincée de sel.

Epluchez (avec un bon couteau en évitant de vous épluchez les doigts) le pâtisson et le potimarron et coupez les en petits morceaux. Faites les revenir à feu vif à la poêle avec l’huile de noix, le jus de citron (avant de le presser prélevez le zeste à la râpe et réservez), salez et poivredusichuanez. Mélangez régulièrement, ça doit dorer, pas cramer. Hors du feu ajoutez le zeste râpé du citron, mélangez et servez dans un joli petit bol (que vous éviterez de casser ensuite en faisant la vaisselle, c’est pas ma faute il m’a glissé des mains le Palmolive à la pomme c’est dangereux) et déposez par-dessus des copeaux de provolone.
Servez avec la petite sauce, froide, pas compliquée à préparer, il suffit de tout (bien) mélanger.

* Bon pas si vieille que ça quand même hein, juste à peu près la moitié de l’âge de H. Murakami.
Filed under: SUCRÉ | Tags: bustrengo, cannelle, citron, figue, huile d'olive, lait, mascarpone, miel, orange, polenta, pomme, raisin, zestes
J’ai pas trop l’habitude de faire des gros gâteaux. Je fais des petits gâteaux individuels, des tartelettes plutôt que des grosses tartes, des mini cheesecakes, des crèmes dans des mini ramequins mais jamais le gros truc éléphantesque à partager avec tout l’immeuble sinon t’en as pour trois semaines. Et même quand je fais un gâteau à partager ou une tarte pour nous deux, les moules que j’utilise le plus souvent font respectivement 16 et 14cm de diamètre.

Mais je sais pas pourquoi aujourd’hui j’ai eu envie d’une part de gâteau, coupée dans un énorme plat comme chez mamie quand j’étais petite. Alors j’ai sorti le gros moule qui sert à peu près deux fois dans l’année (26cm) et finalement j’ai même eu du mal à le mettre dans le four sans en renverser la moitié tellement il était plein ras la gueule. Donc je vous conseille de prendre un 28cm ou un peu plus si vous manquez d’équilibre…
Pour avoir de quoi manger pendant un mois : 200g de farine, 100g de polenta (sèche), 100g de chapelure, 60ml d’huile d’olive, 80g de sucre en poudre, 80g de miel liquide, 3 gros œufs, 500ml de lait entier, 3 pommes granny smith, 100g de figues séchées, 100g de raisins secs, 1 c.c. d’écorce d’orange en poudre, 1 c.c. d’écorce de citron en poudre, le zeste de deux citrons, 1 petite c.c. de cannelle moulue, 1 c.c. de sel fin et un peu de beurre.

Préchauffez le four à 180°C.
Mélangez la farine, la polenta, le sucre, la chapelure, le sel, la cannelle, les zestes de citron et les écorces de citron et orange en poudre dans un grand saladier. Dans un autre battez les œufs et ajoutez le miel, l’huile d’olive et le lait. Versez dans le saladier contenant les ingrédients secs et mélangez bien. Ajoutez ensuite les raisins secs, les figues coupées en petits morceaux (de la taille des raisins) et les pommes (épluchées et coupées en dés).
Beurrez le moule et versez-y la préparation, enfournez 45 à 50 minutes (1h si vous l’aimez bien bien cuit mais c’est meilleur tout humide moi je trouve).

En attendant que ça cuise un peu de culture : Le bustrengo est un gâteau italien, originaire de San Marino pour être plus précise, un “pays” microscopique avec 10 fois moins d’habitants qu’à Dijon (si on tient compte de toute l’agglomération) en plein milieu de l’Italie. Mais c’est finalement une recette devenue très populaire dans tout le pays. Bref, pour faire simple c’est un peu entre le clafouti le gâteau et le pudding, assez compact, plein de fruits, délicieux, et finalement c’est un peu comme l’erbazzone (et les actrices américaines), on peut l’adapter comme on veut.
Quand le four fait « Diiiing » sortez le plat, ajoutez des fines tranches de beurre sur le dessus, saupoudrez de sucre en poudre et enfournez 5 à 10 minutes sous le grill pour que ça soit bien doré.
Servez tiède, avec l’habituelle petite cuillère de mascarpone par-dessus.

Filed under: SUCRÉ SALÉ | Tags: basilic, chèvre frais, citron, crottin de chavignol, sablés

Parce que je sais pas vous mais moi je supporte pas les infos de 20h, c’est tellement sinistre qu’on croirait que c’est fait uniquement dans le but de favoriser les ventes d’antidépresseurs. Comme s’ils avaient complètement oublié qu’à part les attentats le chômage la grippe et autres réjouissances du genre il se passait aussi des jolies choses sur cette planète. Je sais c’est moins vendeur il parait et puis il faut bien se tenir au courant de ça aussi mais bon, mis à part les voisins de mes grands parents et mes anciens collègues, on a quand même des tas de belles choses à faire dans nos vies pour éviter de sombrer dans le voyeurisme macabre nan ?
Moi je préfère Jean-Pierre, et ses petites mamies dans leurs villages de montagne, les produits du terroir et les châteaux d’Auvergne, les recettes de cuisine et les chanteurs régionaux. Au moins on a l’impression de vivre dans un monde plus humain, parce que le matin quand on ouvre la fenêtre, des fois il fait beau et on ne se prend pas une bombe sur le coin de la figure et on ne se fait pas attaquer par des gros virus aussi hargneux que les chiens des voisins du dessous.

Bref, vers 13h30 après Jean-Pierre, j’étais en train de lire ce petit livre qui commence par une grosse galette au citron et au fromage de chèvre. Ca m’a donné des idées mais j’ai préférés faire des petits sablés plutôt qu’une grosse galette, et remplacer le thym par du basilic, éviter la chapelure et utiliser deux fromages de chèvre différents. Y’a plus beaucoup de points communs avec la recette originale, mais ça m’ennuie d’obéir bêtement à ce qu’un bouquin me dit de faire.
Pour un déjeuner tardif : 260g de farine, 120g de beurre, 1 jaune d’œuf, 1 c.s. d’huile d’olive, 1 c.s. de sucre en poudre, 1 c.c. de sel, 1 citron non traité (jus et zeste rapé), 1 c.c. d’écorce de citron en poudre, 1 crottin de chavignol, 100g de chèvre frais, 1 c.c. de basilic déshydraté, basilic frais.
Mélangez (avec les mains) la farine, le beurre, le jaune d’œuf, l’huile d’olive, le sucre, le sel, le basilic déshydraté, l’écorce de citron en poudre, le zeste du citron et 2 c.s. de jus. Pétrissez rapidement et formez une boule. Laissez reposer une demi-heure au frigo.
Préchauffez le four à 220°C. Etalez la pâte (½ cm d’épaisseur environ) et découpez les sablés à l’emporte pièce. Déposez une petite et très fine (pour que ça ne coule pas autour) tranche de crottin de Chavignol sur chacun. Enfournez un petit quart d’heure.
Laissez refroidir 10 minutes. Ajouter des petits morceaux de chèvre frais et du basilic frais ciselé juste avant de servir. Rapez un peu de zeste pour faire joli et pour que Chouchou dise « Waaaah ! » quand il entre dans la cuisine.


















