Filed under: SALÉ, SUCRÉ | Tags: citron, confiture, cornichons, hareng, Noël, pomme de terre, salade

Parce que vous vous souvenez je vous avais dit que je voulais préparer des confitures pour offrir à Noël, à toute la famille. Mais pour faire plein de confitures il faut plein de pots, et tous ceux des magasins étaient moches ou trop gros alors il ne restait qu’une solution : manger des harengs marinés tous les jours pendant une semaine pour récupérer les pots. On les a préparés à toutes les sauces, histoire d’éviter quand même de mettre Chouchou en colère, on ne sait jamais…
Je me suis dit aussi que ça vous ennuierait un peu que je vous serve toutes les recettes alors j’ai gardé juste ma préférée :
Salade de harengs marinés au citron : 1 bocal de filets de hareng marinés au citron, 4 petites pommes de terre, une dizaine de rondelles de cornichons au vinaigre sucré, 2 c.c. d’œufs de lompe noirs, quelques brins d’aneth fraiche, 1 rondelle de citron.
Pour la sauce : 1 c.s. de ricotta, 1 c.s. de mascarpone, 1 c.s. de crème fraiche, le jus d’un petit citron, aneth, 1 c.c. de sucre en poudre, 1 pincée de fleur de sel.
Mélangez les ingrédients de la sauce et réservez au frigo.
Faites cuire les pommes de terre une vingtaine de minutes, refroidissez-les sous l’eau froide, épluchez-les et coupez-les en morceaux. Ajoutez les harengs que vous aurez égouttés sans jeter les petits oignons, épices et autres bricoles qui sont dedans. Puis les cornichons, l’aneth et décorez d’œufs de lompe et d’une demi rondelle de citron. Servez avec la petite sauce.

Les pots se sont effectivement révélés bien pratiques pour mes confitures, si on oublie les heures passées à essayer de décoller les étiquettes sous l’eau chaude désespérément, pour se rabattre ensuite sur le dissolvant bien plus efficace, et les deux jours de trempette pour se débarrasser de l’odeur de poiscaille dans les pots (et de dissolvant à l’extérieur des pots)… sans oublier les deux couvercles au pas de vis bousillé, je crois que j’ai la poisse…

Il y aura aussi des chocolats, pour offrir, mais avant il faut que je les fasse… Au boulot !
Filed under: SUCRÉ | Tags: amande, citron, fondant, gâteau, La fin des temps, neige, ricotta

Parce que chez nous quand il neige ça ressemble à La fin des temps. Un épais tapis blanc, de très vieux arbres et un mur très haut qui fait tout le tour, au-delà duquel on ne peut voir qu’un ciel lourd prêt à déverser encore des quantités de poudreuse. Il manque juste les licornes, la bibliothèque et les vieux rêves, l’ombre et le colonel…
On ne voit même plus la limite entre la terrasse et le jardin disparu sous la neige, ni les pierres qui entourent le massif où seuls les rosiers pointent à travers 20cm de sucre glace.
Il fallait donc un gâteau de circonstance recouvert de neige fraiche, même à 4h du matin.
Il vous faut : 2 œufs, 150g de ricotta, 75g de beurre (+ de quoi beurrer le moule), 100g d’amandes en poudre, 60g de sucre en poudre, 50g de farine à levure incorporée, le jus d’un gros citron, 1 c.c. d’écorce de citron en poudre, quelques gouttes d’essence d’amande, du sucre glace pour décorer.

Préchauffez le four à 180°C.
Battre les œufs avec la ricotta, ajoutez le beurre que vous aurez fait fondre à feu très doux, puis le reste des ingrédients. Beurrez un moule de 16cm de diamètre à bords hauts et versez-y la préparation, enfournez 25 minutes. A la sortie du four, laissez refroidir dans le moule pour que le gâteau garde sa forme. Démoulez une vingtaine de minutes plus tard et saupoudrez de neige.
Dégustez en réfléchissant au menu du réveillon.
« La neige tomba trois jours sans discontinuer, puis un ciel dégagé transforma complètement le paysage. Le soleil déversa à nouveau ses rayons sur la ville figée dans la blancheur et l’emplit en un rien de temps d’un bruit de ruissellement de neige fondue et d’un éclat aveuglant. »
page 289 (il y en a 534).

Filed under: MOVIES & BOOKS & THINGS, SALÉ | Tags: betterave, crottin de chèvre, fromage blanc, mascarpone, Satoshi Miki, the insects unlisted in the encyclopedia

Il manque encore la neige mais il fait maintenant suffisamment froid pour mettre le bonnet rouge sans qu’on me jette des cailloux dans la rue. On peut même mettre l’écharpe marron (qui fait des peluches partout sur les vêtements) et les nouveaux manteaux. Merci Chouchou merci maman, oui moi je suis pauvre j’ai même pas assez d’argent pour m’acheter un manteau les autres le font pour moi et même que maintenant j’en ai deux ! Je vais pouvoir me la péter j’aurai pas le même tous les jours, un peu comme ma sœur qui a plus de manteaux et de paires de pompes qu’il y a de jours dans l’année mais en moins givrée. Quoique. Je dois acheter à peu près autant de bouquins qu’elle achète de fringues, chacun son truc comme on dit.
Pidou Pidou a voulu faire des essayages, mais c’était pas vraiment sa taille.

Mais en fait si j’ai plus de sous c’est pas rien que parce que je suis une vilaine chômeuse, mais j’ai acheté un peu beaucoup plein plein de cadeaux de Noël pour Chouchou (mais je ne vous dirai pas ce que c’est parce qu’il risque de passer par là) et quelques autres petits gens. Comme ce joli livre (cliquez vous pouvez le feuilleter c’est vraiment beau vous verrez) qu’on a choisi pour mamie et papi, je pense que c’était une bonne idée. Parce que dans leur jardin ils font les meilleurs légumes du monde (au moins), et je vous avais dit qu’on y trouvait aussi des betteraves. Je voulais en faire une salade avec des petits morceaux de chèvre après avoir vu de jolis cubes, mais en passant par chez eux j’ai eu envie de mixer tout ça.

Pour 4 ou 5 petites verrines il vous faut : une grosse betterave rouge de chez mamie cuite (elle faisait 230g), ½ crottin de chèvre Rians (parce qu’on a encore des bons de réduc, en fait j’avais presque embarqué tout le paquet), 100g de fromage blanc, 1 grosse c.s. bombée de mascarpone (parce que j’en mets partout et pour que ça soit tout doux), 1 c.s. d’huile de noix, une toute petite pincée d’ail semoule, une grosse pincée de sel et un peu de poivre.
Epluchez et coupez la betterave cuite (et refroidie) en petits morceaux (en fait je n’ai jamais fait cuire une betterave, ma mamie les cuit toujours avant de nous les donner, je ne sais pas pourquoi, c’est un peu comme l’apéritif le samedi à 17h chez eux, c’est comme ça et ça a toujours existé), ajoutez le reste des ingrédients et mixez. Réservez au frais une bonne heure avant de servir.
Et comme c’est plutôt joli vous pouvez même tenter de servir ça pour les fêtes, en entrée, si le rose ne rebute pas trop vos invités. Ou sinon à deux devant un film idiot ça marche aussi, surtout si on retrouve la superbe dentition de Yoshiyuki Morishita (ceux qui ont vu Survive Style 5+ comprendront, tant pis pour les autres).

Un jeune journaliste un peu barge est envoyé (de force) par sa patronne (sexy mais pétomane) à la recherche d’un truc (on ne sait pas encore que c’est une bestiole) appelé deathfix sensé provoquer la mort, puis la résurrection, pour en rapporter un article sur ce qu’il apercevra de l’au-delà (ce n’est pas si dingue que ça en a l’air finalement, quand on a déjà vu un des premiers films de Miki Satoshi). Le voilà donc aux trousses d’une rumeur pour le moins farfelue en compagnie d’une bande d’imbéciles qui fabriquent des sirènes avec une moitié de barbie et une moitié de sardine et fument du synthol.
Du même niveau que The Shonen Merikensack ou Tokyo Zombie (il faudra que je vous en parle), il n’y a que les japonais pour pondre des trucs pareils. A ne surtout pas conseiller à vos voisins s’ils ont l’humour un peu rouillé…
Ah au fait, la couleur de la purée de boyaux de poissons ne vous rappelle rien ?


















