Filed under: SALÉ | Tags: ciboulette, citron, concombre, crottin de chèvre, sandwich, scamorza

Parce qu’hier on est allé se promener, au hasard, à la campagne. On a roulé une quinzaine de kilomètres et on s’est arrêté dans un joli village. Juste pour marcher, sur les chemins au bord de l’eau et des champs, presque dans la forêt. Chou avait mis ses nouvelles tongs en cuir pour frimer mais maintenant il a plein d’ampoules entre les orteils.
Pour consoler un grand garçon qui a mal aux pieds (même si il est quand même petit) il vous faut :
1 gros œuf, 80g de farine, 1 c.c. de levure chimique, 50g de mascarpone, 1 c.s. d’huile d’olive, le jus et le zeste d’un demi citron, 1 petit crottin de chèvre, 1 c.s. de ciboulette hachée, 1 c.c. de sucre en poudre, 1 grosse pincée de sel, et 1 petite de poivre.
Battre l’œuf, ajouter la farine, l’huile, le mascarpone et puis tout le reste. Le crottin de chèvre en dernier, coupé en tout petits dés. Remplir des tout petits moules et enfourner, 10 à 15 minutes à 200°C.

Parce que sur le chemin du retour Chou disait qu’il mangerait bien un sandwich, plein de fromage, de mayo et de crudités. Et comme je suis une fille obéissante et dévouée (c’est là qu’il faut rire, un peu, sans trop se moquer non plus hein, faut pas exagérer) je lui en ai préparé un, à côté.

Pchiter deux tranches de pain aux céréales avec de l’huile d’olive, recouvrir de fines tranches de scamorza fumée et faire griller au four quelques minutes, le fromage doit commencer à fondre.
Ajouter un filet de jus de citron, et le zeste râpé, une cuillère de mascarpone, de la ciboulette et un peu de fleur de sel, et de poivre. Terminer par quelques tranches de concombre avant de refermer.
La mayo par-dessus j’ai pas osé, quand même, faut pas déconner. Je lui ai mis sur une salade de concombre, juste à côté.

En feuilletant encore ce petit livre je suis tombée sur une focaccia. La garniture olives oignons romarin me plaisait bien, mais la préparation de la pâte m’avait l’air un peu trop vite faite à l’arrache pour ceux qui aiment cuisiner seulement si ça leur prend pas plus de 5 minutes parce que quand même on va pas passer trois plombes dans sa cuisine.
Bah si ! Donc pour la pâte j’ai pris la recette dans un autre bouquin. Et j’y ai rajouté des petits cubes de fontina. Parce que j’aime bien manger les focaccia avec du fromage alors pourquoi pas en mettre déjà dedans.

Il vous faut : 350g de farine fluide, 8g de levure de boulanger sèche, 10cl d’huile d’olive + 4 c.s., 1 c.s. rase de sucre en poudre, 2 c.c. rase de sel fin, ½ c.s. de gros sel, 2 c.c. rases d’ail semoule, 2 oignons jaunes, 2 poignées d’olives noires, 4 belles tiges de romarin du jardin de mamie, 100g de fontina.
Mélangez la farine et le sel fin, délayez la levure dans 15cl d’eau tiède, ajoutez-y le sucre et laissez reposer 10 minutes. Versez sur la farine avec l’huile d’olive, l’ail et les feuilles de 3 tiges de romarin hachées finement. Pétrissez. Formez une boule et laissez reposer 1 à 2h dans un saladier recouvert d’un linge humide, dans votre four tiède (et éteint).
Préchauffez le four à 240°C.
Coupez la fontina en tout petits cubes et incorporez-les à la pâte en pétrissant de nouveau une minute. Etalez-la ensuite en rectangle d’1 à 1,5 cm d’épaisseur, avec les mains, sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé fariné.
Avec la pointe des doigts faites des petits creux dans la pâte tous les 2 à 3 cm. Dans un bol, battre à la fourchette les 4 c.s. d’huile d’olive avec 2 c.s. d’eau et le gros sel, badigeonnez la pâte avec ce mélange (qui sera retenu dans les petits creux).
Pour finir, ajoutez les oignons et les olives coupés en tranches fines, et les feuilles de la dernière tige de romarin. Et enfournez 20 à 25 minutes, le dessus doit être doré.
Rajoutez un filet d’huile d’olive à la sortie du four.

Dégustez lentement, parce que maintenant il ne reste plus qu’à attendre, que peut-être notre offre soit acceptée, et qu’on puisse bientôt en remanger tout en haut dans l’herbe où assis sur les tuiles du toit…


Parce que celle-ci est encore mieux que l’autre. Et plus belle et plus grande, on peut manger dehors et même marcher dans l’herbe en sortant par le toit. Passer par la fenêtre de la chambre et se retrouver dans une cabane au dessus de la cuisine. La maison dans laquelle on rêverait d’aller voir sa grand-mère quand on a quatre ans et demi, courir partout, ouvrir les vieilles portes en bois comme celles des anciens châteaux et trouver une nouvelle cachette à chaque fois, redescendre attirée par la bonne odeur qui s’échappe du four…
Pour rêver qu’on y vit déjà : 150g de fraises du jardin de mamie, 65g de farine, 2 gros œufs, 100ml de lait, 2 c.s. bombées de ricotta, 40g de sucre en poudre, 1 pincée de sel, 1 c.s. d’huile d’olive, 1 c.s. d’extrait de vanille liquide, un peu de beurre pour le moule, 1 c.s. de cassonade.

Battre les œufs avec le sucre, la farine, le sel, la ricotta. Ajouter l’huile d’olive et l’extrait de vanille et bien mélanger. Verser le lait en remuant régulièrement, pour obtenir une pâte lisse.
Beurrer un moule de 16cm de diamètre, couper les fraises en deux et les disposer au fond. Ajouter l’appareil et saupoudrer le dessus de cassonade.
Enfourner à 210°C pendant 10 à 15 minutes, puis baisser à 180°C et poursuivre la cuisson 20 minutes.
Déguster tiède, à deux, directement dans le plat, en repensant à la jolie petite cour en face de la cuisine…

















