534 pages avant la fin du monde


Beaufort, parce qu’on n’avait pas encore assez de fromages…
21 juillet 2010, 21:15
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Et surtout parce qu’on avait encore bien mal aux pattes à cause de la rando de la veille. L’été dernier on était allés chercher de l’Abondance à Abondance, allons donc cette fois acheter du Beaufort à Beaufort.


A défaut de marcher 8h30, on a pris la voiture pour 70 kilomètres. Il faut d’abord redescendre à Bourg-Saint-Maurice (on en a profité pour acheter de la soupe à l’oignon à Intermarché, parce que pas moyen d’en trouver sur Val d’Isère, et des vacances à la montagne sans soupe à l’oignon c’est proprement impensable et c’est tout), et ensuite il faut remonter vers Châtelard, et continuer sur une cinquantaine de kilomètres. Chouchou a l’air vachement sérieux quand il conduit…


La route est tellement belle qu’on s’arrêterait bien toutes les dix minutes pour prendre des photos, mais à ce rythme là on n’est pas près de voir un bout de fromage avant longtemps.



Mais il faut quand même faire une pause au lac de Roselend, pour faire pipi mais pour regarder aussi, faire le tour de la jolie chapelle. Monsieur Michelin nous dit qu’elle a été reconstruite, après que l’ancienne ait disparu sous les eaux. Les montagnes autour nous redonnent des envies de rando mais on a de la route à faire, monter, encore, et redescendre dans la vallée à travers la forêt.





Après avoir garé la voiture en plein soleil on a repris quelques forces sur une terrasse, pour écrire quelques cartes postales et manger quelques boules de glace (encore une idée de Chouchou, comme d’habitude). Il a pris nougat, stracciatella et confiture de lait, et moi tiramisu et café.



On n’a pas pu malgré tout ça s’empêcher de lorgner sur la vitrine bien garnie de la boulangerie-café-bar-glacier-tout-ça, et on en est repartis avec un mini beaufortain, un outray, et un sablé aux prunes. Pour le petit déjeuner le lendemain.




Avant de filer tout droit vers la coopérative laitière on a tout de même pris le temps de faire le tour du village, explorer les petites rues qui montent, rêver devant une belle maison en vente, les vieilles portes et les beaux balcons, écouter l’eau couler sous le pont.





Les caves d’affinage étaient ouvertes au public, alors on est allés respirer la bonne (mais très forte) odeur qui monte au nez dès qu’on a passé la porte. On en est repartis avec 500g de Beaufort d’été (laitier) et un reblochon fermier, parce qu’ils étaient juste sous notre nez.




Et juste pour comparer, loin de nous toute idée de vouloir se goinfrer un kilo de fromage supplémentaire, on est allés acheter 500g de Beaufort fermier dans la boutique d’à côté (avec une chevrette du Châtelard et un Tarentais, du miel de forêt, une terrine pour Chouchou, et un thé « Gateau de Savoie » qui sent tellement bon qu’on mangerait les feuilles à la cuillère).




Dans une autre boutique j’ai trouvé un joli pot de sel à l’ail des ours, et on est aussi repartis avec un nouveau couteau Opinel pour nos pique-niques, et un porte-clés en cloche de vache pour que Chouchou me retrouve si je me perds…


Sur le chemin du retour, la glacière pleine, on s’est arrêtés dire merci aux vaches de faire un aussi bon fromage, en pensant à notre prochain pique-nique riche en cholestérol.




Les fromages de Claudine, le pique-nique au lac de l’Ouillette, et la batterie déchargée.


Parce que Chouchou dit que quand il reste deux barres c’est bon, ça va suffire. Parce que Chouchou je l’écoute jamais quand il dit ça parce que c’est tout le temps lui qui tombe en rade avec son téléphone.


Parce qu’avant de partir en vacances on a acheté un appareil photo, un chouette petit numérique qui fait des photos quand même vachement mieux que nos téléphones. Mais qui se décharge aussi vite qu’un téléphone, j’ai écouté Chouchou et j’aurais pas dû.


Donc j’ai évité de prendre trop de photos de la montée, histoire que la batterie ne rende pas l’âme avant le pique-nique au bord du lac. Parce que quand même, c’est pas tous les jours qu’on se farcit 8h30 de rando avec plus de 800m de dénivelé, vaudrait mieux avoir quelques photos à rapporter…


Mais la veille il fallait passer par chez Claudine, notre dealer officiel de fromages locaux pour les deux semaines à venir. Il y a même des saucissons et des jambons pour Chouchou le carnivore.



On a donc embarqué dans le sac de rando (isotherme hein, on est pas encore complètement fous) : de l’Avalin (fromage local à pâte dure, qui porte le nom des habitants de Val d’Isère), du chevrotin parce que ça nous rappelle l’été dernier, du persillé de Tignes (au lait de chèvre, friable au cœur et fondant quand on se rapproche de la croûte, celui qu’on a préféré, Claudine nous a dit que c’était pas mal aussi chaud sur des toasts avec une salade, faudra qu’on essaye), de la tomme fraiche de Savoie, et du bleu de Val d’Isère. Un saucisson aux cèpes et un jambon qui porte le joli nom de Rostello pour Chouchou.





On avait tout goûté la veille, c’était trop dur de résister.
Il faudra aussi que je vous parle des yaourts à la myrtille, de la confiture de lait, du fromage blanc et du coulis de myrtille. Bientôt.


On est donc partis chargés comme des mulets, dans la fraicheur matinale qui s’est vite transformée en insupportable cagnard qui a bien failli nous assécher. J’ai les mains et les mollets cramés, parce que j’oublie toujours un endroit quand je me tartine de crème solaire.
Et avant d’arriver au sommet on a failli mourir trois ou quatre fois heurtés par des VTT en descente parce qu’on ne voit pas ce qui arrive d’en haut. Et quand on s’en rend compte (trop tard) on saute dans le fossé pour les éviter. Dans les deux cas le résultat est le même. Mais on a survécu, on a juste frôlé l’arrêt cardiaque.
Mais on n’a pas souffert pour rien, heureusement hein.




On a pu pique niquer devant une vue (lac de l’Ouillette, 2600m et quelques) qui rendrait jaloux même quelqu’un qui n’aime pas la montagne et qui passe ses vacances à se griller le steak sur la plage sans bouger à part pour changer de côté.



On a déballé tout notre garde manger, sans oublier le bon pain frais (et la crème de raifort, indispensable à un pique-nique en montagne depuis l’année dernière en Suisse) et on a bien dû avaler les trois quarts de tout ce qu’on avait apporté, ce qui fait un bon kilo de fromages à deux, à peu près, on va pas chipoter pour 100g hein.



On est redescendus (après une petite sieste) par un chemin complètement différent, dans la forêt, bien raide, qui a terminé d’achever nos jambes, mais on a vite trouvé de quoi se réconforter une fois arrivés en bas…

Reste plus qu’à recharger la batterie…



Parfois le petit déjeuner dure jusqu’à 14h…
18 juillet 2010, 22:04
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Même si il a commencé onze heures plus tôt, vers 3h du matin, quand on a démarré la voiture sans avoir dormi, en grignotant les pains viennois achetés la veille. Le jour s’est levé sur l’aire d’autoroute et le mauvais café des distributeurs automatiques, on en est repartis avec un paquet de gaufres liégeoises, comme celles que j’aimais quand j’étais petite, avalées avant de repartir.



Mais c’est plus tard seulement que les choses sérieuses commencent, une fois sortis du parking près du lac. Parce que l’année dernière déjà on avait dévoré un petit déjeuner mamouthesque (c’est encore plus gros qu’éléphantesque alors vous imaginez…) dans un hôtel restaurant sur les bords du lac d’Annecy, vous vous souvenez. Mais cette fois-ci c’était plus raffiné.


Aux Roseaux du Lac, après s’être un peu promenés. Beaucoup de tartelettes, la meilleure chose à faire quand on ne sait pas choisir c’est de tout prendre.



Le Négus, fabuleux, même s’il n’a pas vraiment l’air très adapté pour un petit déjeuner. Chocolat, café, cerises et crème. A lui tout seul une excellente raison de faire le voyage, même si le gâteau au praliné lui ferait presque concurrence. Le seul problème, c’est que c’est vite mangé.


Chouchou a pris un chocolat, et moi un thé, Paradis Vert : épices, bergamote, abricot et jasmin. Et comme il était hors de question que j’attende l’année prochaine pour en reboire, j’ai demandé où se cachait leur fournisseur. A cet endroit là :



J’ai pris en plus le thé Scarabée : rose, hibiscus, orange, cardamome et gingembre, pour les prochains petits-déjeuners.



Notre estomac déjà plein nous a tout de même guidés devant une boulangerie, difficile à photographier tellement il y avait de nez collés à la vitrine. Au bout d’un quart d’heure j’ai tout de même réussi. La pralinette et le moelleux à la myrtille étaient donc amplement mérités !



On s’est arrêtés boire un verre au bord de l’eau, en repensant aux glaces indécentes de la vitrine qu’on venait de dépasser. Une fois nos verres vides on a donc dû rebrousser chemin. Si vous passez par là, la glace caramel à la fleur de sel est une étape obligatoire (du moins fortement recommandée, mais bon, je ne sais pas si vous pourrez vivre sans, maintenant que je vous en ai parlé, mais c’est vous qui voyez…).





On a aussi pris le temps de regarder les belles façades, et de se perdre dans les petites rues qui montent, pleines d’escaliers, pour arriver plus haut que les toits.
Mais sans oublier de repasser par la boutique qui était fermée tôt le matin quand on est arrivés. Le genre de boutique dont on rêve quand on a 5 ans (même 29), où les vendeuses vous font goûter des biscuits à l’orange, 3 olivettes au chocolat et un calisson, en moins de dix minutes. Chouchou a acheté des nougats. Et moi des caramels, parce qu’il y en avait au beurre salé.




On a porté notre estomac à deux mains pour marcher jusqu’à la voiture, et on a repris la route. Pour encore 200 kilomètres, des tunnels, des viaducs et plein de virages, jusque très haut dans la montagne.
Et la vue de la fenêtre est plutôt pas mal, je trouve :




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