534 pages avant la fin du monde


Turin, la journée de la poisse, les meilleures glaces du monde, les livres en solde et les drôles de taxis (partie 1/2).
6 août 2010, 21:13
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Pour aller à Turin, il faut encore prendre le même chemin que pour aller à Bonneval et pour aller à Susa, et continuer plus loin. Il faut passer le Col de l’Iseran, et puis le Col du Mont Cenis, on commence à connaître la route par cœur on l’aurait presque descendue aussi vite que les italiens roulent sur l’autoroute, si on n’avait pas été coincés derrière un bus, italien mais étrangement peu pressé, et résolu à nous faire perdre une bonne heure, parce qu’essayer de doubler sur une route pareille c’est plus de l’inconscience c’est du suicide.





Après Susa il faut prendre l’autoroute (pour essayer de rattraper un peu du temps perdu en évitant de se farcir un autre bus sur la nationale) et suivre les panneaux qui ont l’air d’être là juste pour t’embrouiller. Mais il faut suivre Torino jusqu’à ce qu’on ne le voie plus, continuer ensuite tout droit en direction de l’aéroport et puis il réapparaitra c’est magique. Et puis sortir à Caselle, et juste après prendre Turin centre. C’est pas si compliqué en fait.




Après il faut chercher le parking où on avait décidé d’aller et finalement se garer ailleurs, mais juste à côté. Près de la Via Santa Chiara et de la Piazza della Consolata. Parce qu’on voulait aller boire un chocolat chez Al Bicerin, mais c’était fermé pour travaux.




On s’est dit c’est pas grave on va aller chez Olsen, et manger plein de belles petites choses, mais c’était fermé pour congés annuels. Alors on a marché, jusqu’à la Piazza Castello, pour tenter notre chance chez Baratti & Milano et devinez quoi ? C’était fermé !



Et la météo avait dit qu’il y aurait de la pluie et qu’il ferait froid froid froid, alors j’avais mis des pulls. Mais la météo avait menti. Il y avait beaucoup de soleil et il faisait chaud chaud chaud. J’ai du acheter un tshirt parce que le truc le plus léger que j’avais sur moi avait tout de même des manches longues. J’ai réussi à trouver un truc pas trop moche et je me suis changée dans la cabine d’essayage et j’ai donc pu éviter de suer trois litres d’eau par heure.




Imaginez le nombre de glaces que j’aurais dû acheter chez Grom pour compenser tout ça ! Mais puisque j’avais déjà supporté mon truc à manches longues une bonne heure j’en méritais au moins une, avec deux parfums dedans.




Café et Yogurt, parce que vous ne trouverez rien de meilleur, même la glace de Chouchou au nougat et fior di latte elle faisait pas le poids. Café et yogurt et puis c’est tout ! Et en plus c’est même pas cher, ça nous a coûté 5 euros pour deux (et on n’avait pas choisi la plus petite taille de coupelle).
Et Chouchou mange comme un cochon ça lui coule plein sur les doigts mais vous avez l’habitude je crois.







On a beaucoup marché via Garibaldi, on a acheté des cartes postales et on est entré dans une librairie. Parce qu’ici ils font des soldes, contrairement à chez nous, des livres même pas d’occasion soldés à -25% partout partout partout ! Alors on s’est rempli les bras jusqu’à ce qu’on ne puisse plus porter, de livres qu’on avait déjà lus en français, et d’autres assez alléchants. S’ils avaient vendu des valises j’aurais tout emporté.






Puisque tous les chouettes cafés étaient fermés on est entrés au hasard, chez Mulafsano, parce qu’il fallait bien s’asseoir pour écrire les cartes postales. En envoyer une au Japon, qui arrivera un jour, j’espère.




Marcher encore, via Po, rêver devant les belles vitrines, slalomer entre les voitures aux conducteurs pressés, qui ont la main scotchée sur le klaxon. Essayer de rester en vie parce qu’ils n’ont jamais l’air de faire attention aux piétons. Se perdre parce que c’est quand même grand, mais on retrouve tout de même vite son chemin parmi les rues toutes perpendiculaires.
Si vous n’aimez pas marcher ou si vous avez peur de vous faire écraser il y a aussi le bus, et puis d’autres moyens de transport un peu moins conventionnels…





Traverser le pont Vittorio Emanuele et regarder dans l’eau. Regarder l’heure et se dire qu’on a encore tellement de choses à faire…






(Je vous raconterai la suite demain, il y aura du chocolat, de la robiola, et un restaurant vénitien…)


3 Commentaires actuellement
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Pour aller à Turin, c’est pas encore trop compliqué (mis à part les routes en lacets, les bus,… la routine, quoi), mais alors, quand on arrive dans le centre-ville… PINAISE !!!… quel bazaar ! Les voitures déboulent de tous les côtés, il y a ces zones à circulation restreinte, et puis le marché, et puis les klaxons… Pfff… c’est quand même drôlement stressant et impressionnant. Faut dire que j’ai pas l’habitude de circuler dans des villes aussi grandes.

Sinon, une fois arrivés, c’était frustrant de se retrouver face à toutes ces enseignes fermées, c’est clair. On a quand même fait une chouette promenade, sous le soleil. Et on y retournera un jour plus longtemps pour découvrir tout le reste (le plus possible en tout cas).

Par contre, j’en ai marre de passer pour un goinfrouille qui mange comme un cochon :D C’est pas ma faute si le soleil faisait fondre ma glace plus vite que je ne la mangeais !

Commentaire par Chouchou

Merci pour cette belle visite guidée .. et gourmande !

Commentaire par Gaelle

[...] Turin, la journée de la poisse, les meilleures glaces du monde, les livres en solde et les drôles … [...]

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