Filed under: VOYAGE VOYAGE | Tags: Guido Gobino, Il Bacaro, Penne Martelli, Piazza della Consolata, Piazza San Carlo, Robiola di Roccaverano, Steffanone, Stratta, Torino


Faire demi-tour, repasser sur le pont, traverser à nouveau la place et prendre la Via Principe Amedeo jusqu’à la Piazza San Carlo, parce qu’on y trouve des choses délicieuses. Chez Stratta, une jolie boite de bonbons à rapporter pour un anniversaire, des pâtes de fruits pour nous…




Chez Guido Gobino, juste à côté, via Lagrange. Un assortiment dans une petite boite et des chocolats à l’huile d’olive et à la fleur de sel, soigneusement emballés dans un petit sac isotherme, parce qu’il faisait toujours très chaud. Et il fallait éviter la catastrophe de l’été dernier et la belle boite de chocolats suisses oubliée, qui avait voyagé en dehors de la glacière et qu’on a dû manger à la cuillère…







On pouvait aussi s’asseoir pour déguster, il y avait des grands parasols sur la terrasse, mais Grom avait eu raison de notre gourmandise, un peu plus tôt.



En marchant on s’est rendu compte qu’on n’avait pas encore reniflé la moindre effluve de fromage depuis le début de la journée, et on s’est empressé de trouver une solution au problème, avant que les boutiques ferment…





Chez Steffanone, via Maria Vittoria, il y avait de la Fontina, mais on était déjà allés en chercher au bon endroit quelques jours avant, et de la mozzarella. Mais on a préféré la Robiola di Roccaverano, que le monsieur a pris soin d’emballer joliment dans plusieurs papiers avant de nouer un fil rouge.
A l’entrée il y avait aussi un mur de pâtes, on a emporté un grand paquet de penne, en imaginant déjà comment les cuisiner une fois rentrés.



On a rejoint le parking pour libérer nos bras et ranger tous nos achats dans la voiture, et repartir à la recherche d’un endroit pour s’asseoir, et diner. On pensait à une pizzeria mais on s’est souvenu d’Il Bacaro, Piazza della Consolata, le joli petit restaurant en face d’Al Bicerin, qui avait le même charme que celui où on avait mangé à Aoste.
Une fois arrivés devant on s’est rendu compte que c’était un restaurant vénitien, mais après tout pourquoi pas, hein.




J’ai pris un vin au nom long comme le bras, et Chouchou un jus d’orange, parce que je ne conduis pas, et il fallait déjà penser au retour, même si on serait bien resté là plusieurs jours encore. On reviendra.





Chouchou a choisi des pâtes à l’encre avec des légumes et du fromage, et moi une crème de haricots avec des calamars sautés. Et puis le plateau de fromages, à partager. Avec du miel, de la confiture d’oranges épicée et une compote de radicchio. Et de la charcuterie aussi, Chouchou s’est chargé de la faire disparaître très vite du plateau.



On s’est attardé un peu, en buvant un café, jusqu’à ce que le soleil soit couché, et que la pluie se mette à tomber pour nous rappeler qu’on avait de la route à faire.




En repartant on s’est un peu perdu, encore, on est repassé trois fois Corso Regina Margherita avant de retrouver le panneau qui indiquait Susa. Mais finalement on avait tout notre temps, il suffisait juste de ne pas s’endormir.

En remontant jusqu’au Col du Mont-Cenis on a croisé deux très gros blaireaux, qui remuaient du cul au milieu de la route. C’est quand même mignon mais bien plus gros qu’une marmotte.
Il s’est remis à pleuvoir à l’approche de la deuxième montagne, de plus en plus fort. Et puis la neige. On devait être au milieu de la montée alors on a continué tout doucement mais on n’y voyait vraiment rien, et il neigeait vraiment très fort. Chouchou était très concentré.
On est finalement arrivé en haut, mais impossible de redescendre de l’autre côté. Il neigeait toujours et le vent faisait trembler la voiture. La route était gelée et au mois de juillet on ne pense pas à prévoir les chaines et tout ce qui va avec…

Alors on a attendu, en espérant que les températures remontent au dessus de zéro et que le vent se calme. Et puis on a dormi, la voiture allumée pour le chauffage, et finalement tous les pulls que j’avais emportés se sont révélés plus utiles que je ne l’aurais imaginé en début d’après-midi.



Au lever du jour on se serait cru sur Mars, ou à Noël, comme si on avait fait un bond dans le temps et changé de saison. Il faisait toujours aussi froid et il neigeait toujours mais on s’est finalement décidé à tenter la descente. Au moins il faisait jour.
On a du mettre presque une heure, pour descendre 17 kilomètres de lacets verglacés, avec une visibilité quelques peu euh… comment dire…


16 Commentaires actuellement
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eh bien dis donc!….vous vous en souviendrez!..heureusement que vous aviez bien mangé avant!…ça fait des calories!
Commentaire par Babeth59 8 août 2010 @ 18:59Oui et puis on n’allait pas mourir de faim avec tous les chocolats et fromages qu’on avait dans la glacière (qui du coup n’était plus très utile vu le froid de la nuit).
Commentaire par Nastenka 10 août 2010 @ 00:04;)
Et ben c’est quasiment le pôle nord !
Commentaire par barbara 8 août 2010 @ 19:52Comme quoi quand on part en montagne, il faut toujours prévoir un bon pull chaud et des chaînes pour la voiture… Heureusement que Chouchou n’avait pas bu un p’tit verre !
Il faut prévoir les pulls ET les tshirts, parce qu’il peut aussi bien faire -2° que 35° !
Commentaire par Nastenka 10 août 2010 @ 00:07ben moi votre retour par le col enneigé, ça me rappelle un départ aux sports d’hiver, où l’on a passé une bonne partie de la nuit dans le van à se les geler car on ne pouvait plus ni avancer ni reculer à l’approche du col du Lautaret, après 700 bornes de route…
Commentaire par melopapilles 8 août 2010 @ 21:01sauf que je suis doublement fautive, en hiver déjà on prévoit les chaînes si on est raisonnable, et surtout on regarde la météo et on en tient compte (j’avais regardé, mais les “risques” n’ont pas eu raison de moi, comme je préfère conduire de nuit et me réveiller le matin déjà à destination, j’ai un peu insisté en profitant de mon pouvoir de conductrice ;)
au moins vous garderez un souvenir inoubliable de votre virée italienne ;) j’avoue que la tempête de neige en juillet, c’est assez dur à imaginer là !
La météo on l’avait regardée mais elle nous avait menti ! Pour Turin du moins, où on s’est retrouvés sous un soleil de plomb alors qu’il était sensé faire à peu près le même temps qu’à Val d’Isère, où on s’était réveillés sous des trombes d’eau (et un froid de canard).
Commentaire par Nastenka 10 août 2010 @ 00:11Mais on avait oublié d’en déduire que pluie en bas = neige en haut, et que le passage du col pourrait se révéler périlleux. A l’aller ça allait encore il pleuvait et les températures n’étaient pas encore descendues en dessous de 0°.
Mais pour le retour c’était la poisse…
Je rentre d’un week end de matsuri ( les grandes festivités japonaises qui s’enchainent généralement en été) et qu’est-ce que je trouve dans ma boite aux lettres? Une carte postale qui vient de l’autre bout du monde! c’est génial, je suis super contente! Merci!! Par contre tu n’as pas inscris ton adresse… Tu me l’enverras par mail? Merci encore!!
Commentaire par Cécile 9 août 2010 @ 01:47Quand à cette histoire de température, je t’enviais les fraicheurs matinales mais là, la neige, non merci, j’en ai mangé pendant presque 6 mois…
De rien, ça m’a fait plaisir :) J’aime bien envoyer plein de cartes et de lettres et de petits paquets.
Commentaire par Nastenka 10 août 2010 @ 00:14Oui mon adresse est plutôt longue, et il n’y avait plus de place sur la carte. Je te l’envoie par mail dans quelques minutes :)
Avec le recul, si on avait su, on aurait dormi dans un hôtel à Turin, comme ça on aurait pu y passer un peu plus de temps. Cela dit, on serait passé à côté d’une expérience plutôt… inhabituelle :) Bref, on y retournera mais cette fois-ci, on y restera plusieurs jours (et on s’assurera que les boutiques qui nous intéressent ne sont pas toutes fermées).
Commentaire par Chouchou 9 août 2010 @ 11:43Oh on y restera une semaine au moins hein ! :)
Commentaire par Nastenka 10 août 2010 @ 00:15J’achète un ticket d’euromillions (gagnant évidemment hein) et on y retourne pour Noël ? :p
Alors comme ça, on voit Turin quand les monuments chocolatés sont fermés ? Ah beh… Heureusement que Il Bacaro était ouvert… sinon c’était McDo ! ;-b
Commentaire par les doudes 9 août 2010 @ 22:08La prochaine fois (allllllez il y aura bien une prochaine fois…), essayez les glaces de Mondello et celle d’Alberto Marchetti, c’est quand même mieux que Grom.
Nous, la prochaine fois, on veut manger dans le restaurant installé dans un tramway et qui fait le tour de la ville le temps du repas.
Bons voyages gustatifs !
Je suis la reine de la poisse alors forcément, il fallait que je m’attende à un truc de ce genre… Mais on y retournera (j’ai déjà hâte) et pour la peine on ira deux fois dans tous les jolis cafés qui étaient fermés !
Commentaire par Nastenka 10 août 2010 @ 00:21Et on partira à la recherche de Mondello et Alberto Marchetti, mais Grom, c’était quand même plutôt très très bon ! Et ça me donne envie de m’acheter une turbine à glace pour me faire des glaces café et yogurt…
Comment il s’appelle le restaurant dans le tramway ? Je veux y aller aussi !
Après une longue sieste , bien contente de reprendre mes ballades gourmandes …
Commentaire par clquipopotte 9 août 2010 @ 23:45CLquipopotte♥♥♥
Contente que tu sois rentrée :) On commençait à trouver le temps long ;)
Commentaire par Nastenka 10 août 2010 @ 00:23[...] Turin, le fromage et les chocolats, le restaurant vénitien (pourquoi pas ?), et comment survivre à… [...]
Ping par Penne con aglio e robiola. « 534 pages avant la fin du monde 12 août 2010 @ 15:15Ah ça me ramène 3 ans en arrière…Avec Mister T on était rentré d’Italie en Août par le col du Simplon, tout enneigé!!!Je lui avais demandé de s’arrêter sur le côté pour prendre des photos du paysage tout blanc, et puis au moment de redémarrer, ben y a eu un gros hic, plus moyen de bouger… Il a du sortir et gratter les pneus avec une fourchette, le pauvre… Moi j’étais restée dans la voiture, avec mon short et mes sandales…
Commentaire par létitia 23 août 2010 @ 09:54