

Une fois nos estomacs (partiellement) remplis de coquets bokos (le but était tout de même de garder de la place pour la suite des réjouissances), on a traversé le joli parc de la Bouzaize (et rencontré quelques bestioles) pour retrouver une demoiselle en sabots (et deux messieurs en vieilles savates), qui nous ont conduites à travers champs et vignes en un peu plus d’une heure jusqu’au château de Savigny-lès-Beaune où quelques verres nous attendaient.



On a eu une chance à peine croyable (j’aurais même le droit, si j’étais superstitieuse, moi qui me traîne d’ordinaire une poisse phénoménale, d’émettre quelques doutes concernant la fidélité de Chouchou), la tempête a sagement attendu notre arrivée au château pour nous tomber dessus, et l’heure du retour pour disparaître. Je n’ai même pas osé imaginer dans quel état on aurait terminé la journée si on avait dû faire le trajet sous une drache pareille.



Et en plus de la chouette balade, l’avantage d’y aller en charrette, c’est que tu peux t’enfiler plein de verres une fois sur place sans te demander comment tu vas bien pouvoir ramener la voiture.



On a donc vidé quelques verres (Chouchou m’a traité de poivrote par sms interposé après avoir reçu une photo de chaque verre éclusé), et j’ai bien fait de prendre des photos du château en ressortant, j’ai pu mieux l’admirer plus tard parce que j’y voyais un peu flou sur le moment.



On est reparties chargées de quelques bouteilles, comme ça Chouchou pourra goûter. Mais on va certainement y retourner bientôt, pour remplir le coffre d’une douzaine de bouteilles du Savigny Grands Liards qui finira sur les tables pour le mariage…



• Promenade en calèche + dégustation :
Dilivoyage (Savigny-lès-Beaune, Meursault, Pommard)
• Château de Savigny-lès-Beaune



Et la journée n’était toujours pas terminée, suite au prochain épisode…



Puisque dans un peu plus d’un mois il faudra m’appeler madame, la tradition veut que quelques semaines avant la date fatidique on enterre ma vie de jeune et fraiche demoiselle… Mais vu que tout le monde était prévenu (et plutôt deux fois qu’une) qu’il était fort risqué de me traîner en boite de nuit, à la piscine ou dans ces trucs de filles où on te tartine de crème et de massages (je préfère les crèmes au chocolat) sous peine de se prendre une paire de claques ou de me voir partir en courant en criant au scandale, j’ai pu profiter d’une super chouette journée pleine de fromages, de vins (surtout de vins) et de crème au chocolat…

10 place Ziem – 21200 Beaune

Mais avant de se mettre à picoler la matinée à peine passée, il est sage de se remplir un peu l’estomac pour éviter de marcher de travers dès le début de l’après-midi. On a donc posé nos fesses sur les tabourets de chez Koki, où j’ai quand même pris un verre de Côte de Beaune avant de manger, parce que j’avais envie et parce que l’eau de toutes façons ça fait rouiller.


La frangine a pris un taboulé, ma mère un flan de petits pois (et un taboulé aussi je crois), moi des crevettes aux betteraves et une verrine d’Epoisses aux noix. J’aurais bien goûté à plein d’autres trucs (ceci est un message subliminal à l’attention de Chouchou pour qu’on y retourne sans trop tarder) mais il fallait garder de la place pour le dessert et pour le reste de la journée…


On a terminé par quelques macarons (un muffin pour la frangine, qui a fini dans son sac parce que c’est petit mais quand même bien copieux toutes ces jolies gamelles) et chacune une crème au chocolat coulis fruit de la passion, j’ai hésité à en prendre une deuxième tellement c’était trop bon (ceci est un nouveau message subliminal à l’attention de Chouchou pour que vraiment on y retourne très très bientôt).



Et puisque tout le monde sait qu’on vend bien mieux quand on met une blonde sur une affiche publicitaire, la frangine a pris la pose devant l’ardoise pour appâter le client. Vous conviendrez que le modèle est bien choisi, vu qu’elle n’est pas bien grande la carte reste tout à fait lisible.

Suite au prochain épisode…

Filed under: SUCRÉ SALÉ | Tags: basilic, fraises, miel, oeufs, pains briochés, toasts, truite fumée

Pas très loin de la nouvelle maison et quand il ne pleut pas, le monsieur de la rôtisserie fait prendre l’air frais à ses volailles, même en hiver. Et un soir de janvier, Chouchou par l’odeur alléché, lui tint à peu près ce langage : vous avez mon cher de bien belles poules, j’en ferai certainement mon déjeuner ! (Chouchou aime le poulet au moins autant que j’aime le fromage…)

Parce qu’il aurait été peu convenable, sans vouloir vexer Petitrenaud, de complimenter le boucher pour son plumage, même s’il est très joli et qu’il nous semble beau (et qu’il ne s’offusque pas de voir arriver des clients élégamment vêtus de tenues de chantier et couverts jusqu’aux cheveux de la peinture des murs de la cuisine).
Pas franchement excitée par les poules embrochées, mes yeux se sont naturellement tournés vers l’étal de la boulangère. Chouchou est reparti avec une bestiole, et moi avec deux pains briochés.

On y est depuis retournés plusieurs fois (un peu mieux fagotés) parce que Chouchou aime le poulet et parce que les petits pains (même s’ils sont un peu chers) sont tellement fabuleux qu’on finit par en rêver la nuit.
Mais je me suis dit que pour vous les montrer j’allais en faire un truc un peu plus raffiné (mais sans poulet) qu’une tartine de fromage ou de confiote ou même des deux. Et je vous ai laissés baver suffisamment longtemps devant la nouvelle bannière du blog, je vais vous donner la recette.

Pour un toast chacun (parce qu’on n’est quand même pas des goinfres, faut pas exagérer…) il vous faut : un petit pain brioché de la boulangère de Plombières, 2 tranches de truite fumée, 2 œufs, un petit morceau de beurre, une grosse poignée de fraises de chez mamie, 2 cuillères à soupe de miel de forêt liquide, quelques feuilles de la chevelure de Gianni ou d’Alfonso, mais pas de poulet (mais Chouchou a aimé quand même !).

Ouvrez le pain en deux horizontalement et faites dorer les deux moitiés sous le grill du four. Ajoutez sur chaque une tranche de truite fumée, et un œuf cuit dans une toute petite poêle (genre poêle à pancake) avec un peu de beurre. Terminez par les fraises coupées en deux, une bonne cuillère de miel, et quelques feuilles de basilic.


















